28/01/2008

 


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envoyé par maxence_cupper


Et si en 2008, vous deveniez “Artisan du Progrès”?

En politique, c’est ceux qui critiquent le plus qui proposent le moins. Alors choisissez le parti de la créativité !

20:04 Écrit par Pascal dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Limitation des mandats de bourgmestre

Le blog de Destexhe signale approuver "la proposition d'Armand de Decker de limiter dans le temps (un seul renouvellement), le mandat du bougmestre : une pratique fréquente dans les vraies démocraties "

Nonobstant, le fait que cette phrase sous-entende que nous ne vivons en Belgique que dans une "fausse" démocratie, cette proposition peut sembler intéressante, mais elle me pose question à trois niveaux.

Premièrement, pour peu que l'élu ait des projets ambitieux (tels que la mise en place d'infrastructure : hall de sports, centre culturel,...), le temps d'étudier le projet, faire les appels d'offre pour l'auteur de projet, acheter/ exproprier les terrains, appel d'offre pour l'entreprise de construction, subsidiation, construction, finition,... et inauguration juste à la fin de la 2e mandature !

Deuxièmement, ceci réduit fortement l'horizon politique du mandataire : 12 ans, c'est bien court. Qui se lancera encore dans des analyses et des projets à long terme pour sa commune ? On sait que cet horizon éloigné est particulièrement important quand il s'agit d'environnement, d'urbanisme et d'aménagement du territoire, notamment.

Pour terminer, voici ma troisième interrogation. Imaginons un collège communal d'où émerge clairement un homme compétent et apprécié de ces élus. Que se passe-t-il après 2 mandats ? Un nouveau bourgmestre moins compétent et moins populaire prend sa place ? On prône la bonne gouvernance et la formation des mandataires et l'on "vire" un bon ou un très bon pour le remplacer par un moins bon, voire un mauvais ? Et l'ancien bourgmestre reste-t-il dans le collège ? Quitte à toujours tirer les ficelles ? Cette proposition ne serait qu'un "marché de dupes".
Autre question : l'ancien bourgmestre peut-il se représenter sur les listes ? On ne lâche pas un "faiseur de voix" aussi facilement, n'est-ce pas ? Surtout dans les partis où l'on raccole du "people" juste avant les élections...

En conclusion, je ne suis pas contre le renouvellement des édiles, mais je pense qu'il faut être attentif aux effets secondaires d'une telle mesure !

11:06 Écrit par Pascal dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/01/2008

Edito de Marianne : Sarko, fou de dieu

Chers Lecteurs,

 Je ne résiste pas à vous livrer ci-dessous l'excellent édito de Hervé Nathan, publié ce 15 janvier 2008 (http://www.marianne2.fr/Sarkozy,-fou-de-Dieu_a82935.html).

A+ et bonne lecture

Pascal

 

Sarkozy, fou de Dieu

Par Hervé Nathan, rédacteur en chef à Marianne. A Ryad, le président de la République réitère ses bondieuseries et englobe l'Arabie saoudite dans sa « politique de civilisation ». Un comble !


 


Il faut surveiller Nicolas Sarkozy lorsqu'il voyage. Notre président de la République, hors des frontières peut se révéler un missionnaire passionné du Christ, comme lors de sa visite papale. En ballade en terre arabe, Nicolas Sarkozy transforme en zélote forcené de l'Islam. On l'avait remarqué lors de son déplacement en Algérie (lire la chronique du 13 décembre 2007 , « l'atome et le Coran »). Il récidive cette fois-ci en Arabie saoudite, où il a célébré, devant le Conseil consultatif du royaume « le Dieu unique des religions du Livre. Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme. Dieu qui n'asservit pas l'homme mais qui le libère. Dieu qui est le rempart contre l'orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui par-delà toutes les différences ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d'humilité et d'amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect.» D'où l'on peut conclure que le président de la France est plus proche de Sainte Thérèse d'Avila que de Jules Ferry. D'ailleurs, si on le suit, la laïcité est chose à relativiser: « J'ai le devoir de faire en sorte que chacun, qu'il soit juif, catholique, protestant, musulman, athée, franc-maçon ou rationaliste, se sente heureux de vivre en France, se sente libre, se sente respecté dans ses convictions, dans ses valeurs, dans ses origines. Mais j'ai le devoir aussi de préserver l'héritage d'une longue histoire, d'une culture, et, j'ose le mot, d'une civilisation. Et je ne connais pas de pays dont l'héritage, dont la culture, dont la civilisation, n'aient pas de racines religieuses. » Autrement dit: on a le droit, en France, de penser ce que l'on veut, mais la religion a un droit d'aînesse !

Le Président encense le féodalisme
Comme chez notre chanoine honoraire rien n'est tout à fait gratuit, même l'amour de Dieu, cette déclaration a une fonction : nous faire croire que la France et l'Arabie Saoudite partagent bien davantage que des intérêts bien compris et réciproque. Après tout, le but réel du voyage présidentiel n'est-il pas de vendre des canons et des centrales nucléaires, de négocier l'entrée de fonds souverain saoudien dans les plus grandes entreprises françaises, et de s'entendre sur le sort du Liban et de la Syrie ?
Non, nous hurle Sarkozy depuis Riyad : « La France et l'Arabie saoudite partagent les mêmes objectifs d'une politique de civilisation »…. Oui, vous avez bien lu : Nicolas Sarkozy englobe, dans ce concept « rapté » à Edgar Morin, le royaume saoudite, tenu par une famille de féodaux qui se refilent la couronne à la manière des Francs sous Mérovée, adeptes et soutiens du wahhabisme, une doctrine obscurantiste, appliquent la chariah et ses peines barbares, et exclut toute autre religion que l'Islam du pays au motif qu'ils contiennent les lieux saints, etc.
Comme la situation du royaume est bien connue, notre voyageur fait l'éloge de l'ouverture du roi Abdallah, qui a permis, rendez-vous compte, à six femmes de siéger au Conseil consultatif, qui comme son nom l'indique n'a aucun pouvoir !

Ridicule
Les discours à vocation religieuse de notre président-chanoine ont quelque chose de ridicule : celui du Latran additionnait les clichés éculés, qui ne s'enseignent même plus dans les cours de catéchisme, comme « la France, fille aînée de l'Eglise » depuis Clovis. Dans son discours, on apprit ainsi l'admiration du pêcheur Nicolas pour la chasteté des clercs catholiques. Un hommage du vice à la vertu, en présence de Jean-Marie Bigard (qui s'y connaît) et de son – hypothétique - future belle-mère, c'est un comble ! Il en conclut alors que le prêtre était définitivement supérieur à l'instituteur dans l'échelle des valeurs, sans doute parce que l'un dompte la chair (ou tente de le faire) et pas l'autre. Le discours de Riyad n'a pas dérogé : « le grand élan de piété, de foi, qui allait tout emporter sur son passage » et autres « salut (…) à toute la communauté des croyants », émaillent le texte. Sarkozy est un nouveau riche, sa religion sent aussi le neuf !
On peut s'amuser d'un tel fatras de lieux communs, dans un pays qui a fourni parmi les plus subtils théologiens du christianisme. Mais la révérence avec laquelle la presse française minimise, ou pire, s'abstient d'en rendre compte est consternante. Comme si la parole de Nicolas Sarkozy atteignait au sacré. Ite missa est.

11:35 Écrit par Pascal dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |